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23.11.2007

Sur la question du non-cumul des mandats

Le débat fait rage en ce moment sur la question du non-cumul des mandats au sein du MoDem ; oh ! un débat fort constructif, et d'ailleurs, je ne devrais pas dire qu'il fait rage, puisqu'un consensus semble se former sur la défense d'un non-cumul strict des mandats électifs.

J'y étais opposé - il me semblait qu'on devait pouvoir asseoir un mandat national sur une légitimité locale - mais je suis, petit à petit, en train de revoir ma copie. Certes, je ne peux, en l'état, signer la pétition que présente Quitterie Delmas sur son blog, parce qu'elle prône un non-cumul strict tandis que, si je commence à me dire qu'un mandat national est un travail qui doit se faire à plein temps et que si l'élu(e) a d'autres mandats il/elle risque fort de n'en accomplir aucun convenablement, deux mandats locaux complémentaires (maire/président de conseil général, ou Président de communauté de communes/président de conseil général ou régional) ne devraient pas être interdits.

Au fond, je me demande si ce qui me gêne, dans cette histoire, n'est pas la même chose que je déteste dans le principe des quotas : la compétence passe au deuxième rang... Bien sûr, je suis conscient qu'une prime à l'ancienneté est donnée par les électeurs : on préfère toujours voter pour quelqu'un qu'on connaît que pour quelqu'un qu'on ne connaît pas et, quand on est élu, on est forcément plus connu que quelqu'un qui ne l'a jamais été... Et bien sûr, l'instauration d'un nombre limite de mandats (en durée) me paraît, de ce fait, très intéressante à mettre en place, puisque cela devrait de facto permettre un renouvellement des générations. Bien sûr encore, faire émerger de nouvelles personnalités, dans un mouvement comme le nôtre, est fondamental ; mais que cela n'aille pas jusqu'à faire sortir du jeu certains élus fort compétents et aimés de leurs administrés... Je trouve en fait qu'il y a une certaine dose d'injustice là-dedans.

L'argument pragmatique, réaliste, serais-je tenté de dire, de la balle dans le pied, avancé par François Bayrou lors du dernier café démocrate, continue également à résonner en moi. Si l'on interdit à certains de nos élus de cumuler deux mandats, les "nouveaux" que l'on présentera à leur place dans les villes et cantons auront-ils des chances ? Ne risquons-nous pas de voir encore, cette fois, s'amenuiser notre représentation dans les institutions républicaines ?

Vous le voyez, ma réflexion est en cours, je n'ai rien arrêté, je peux encore évoluer, je trouve du pour et du contre dans l'instauration de la règle du non-cumul. Je me sens même prêt à la défendre, sous certaines conditions.

Dites-moi donc ce que tout cela vous inspire !

Commentaires

C'est la bonne position il me semble. On ne peut être radical sur ce sujet pour le moment. Une dose de pragmatisme est nécessaire dans ces choix. Il n'y a pas de bonne position sur laquelle on peut trancher à l'avance.

Par contre il est de notre devoir de faire entendre nos dissonances par rapport au gouvernement qui n'a pas de scrupules sur ce sujet.

Les électeurs nous diront quel est, in fine, le meilleur point d'équilibre.

Ecrit par : ArnaudH | 23.11.2007

Je suis heureux de voir que nous nous rejoignons, Arnaud ! J'ai déjà mis de l'eau dans mon vin : après le café démocrate, j'étais tout à fait sur la ligne de François Bayrou, je commence à me dire qu'on pourrait peut-être montrer l'exemple, mais les conséquences possibles me perturbent encore un peu trop. Si on peut occuper le terrain, faisons-le ! On a trop souffert aux législatives pour nous handicaper nous-mêmes !

Ecrit par : Thomas Deslypper | 23.11.2007

Un peu pressé, rapidement en passant par ton article, je suis d'accord avec toi. Le cumul c'est possible !

Je n'y vois pas d'inconvénient et je suis proche de ta position.

Merci et à très vite au congrès.

Benoit

Ecrit par : Benoit | 27.11.2007

Excusez-moi mais à vous lire, on se dit 'voilà bien des centristes !' : 'je trouve du pour et du contre' , 'on ne peut être radical sur ce sujet', 'je n'ai rien arrêté'...

-))))

Ecrit par : Loïc | 29.11.2007

Excuse-moi à ton tour, Loïc, mais il ne s'agit pas d'incertitude, plutôt d'ouverture d'esprit.

Que ma décision, ma réflexion n'ait pas été achevée au moment où j'écrivais cette note est une chose, que je sois resté dans le flou en est une autre.

D'ailleurs, si certains se sont retrouvés dans mes réflexions, c'est bien qu'une certaine position était affirmée (qu'elle ne soit pas gravée dans le marbre est plutôt positif, je trouve, mais bon, je ne vais pas m'autoapplaudir !) : on ne peut pas se retrouver dans le flou !

A bientôt,

;o)

Tom

Ecrit par : Thomas Deslypper | 30.11.2007

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