04.12.2007
C'est lui ou c'est eux ?
Les titres de journaux et de brèves font de ces raccourcis ! Je m'y suis laissé prendre. Ce matin, Yahoo!Actualités titre : "En Algérie, Sarkozy dénonce le système colonial et annonce des contrats".
Mis côte à côte, les deux termes de la phrase choquent un peu - moi, en tout cas - car ils lient, dans une relation de quasi-causalité, les propos somme tout assez humanistes et généraux du président à la signature des contrats annoncés (rien à voir, en montant, avec ceux que Sarkozy est allé signer en Chine la semaine dernière, mais tout de même...).
Alors, que faut-il comprendre : que le discours (une fois de plus un discours de repentance, mais cette fois il me semble assez équilibré) était sincère, et que les contrats n'ont rien à voir avec lui, ou que le discours a servi de "lubrifiant" pour les relations commerciales ?
09:07 Publié dans Politique, Presse/Media, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, algérie, colonisation, contrats
17.09.2007
Discours de clôture du Forum des Démocrates
En clôture du Forum des Démocrates réuni en fin de semaine dernière à Seignosse, François Bayrou a rappelé que le Mouvement Démocrate ne devait pas s'affirmer comme du centre (car cela implique de se positionner par rapport à la gauche et à la droite, ce que nous ne voulons pas faire dans l'absolu), mais comme démocrate, que nous proposons un projet alternatif de société face aux deux orientations majoritaires, et beaucoup d'autres choses que je vous laisse le soin de découvrir dans cette vidéo sur le site du Mouvement Démocrate.
11:36 Publié dans Mouvement Démocrate, Politique, Presse/Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : discours, bayrou, clôture, seignosse, forum, modem
13.09.2007
Interview de François Bayrou à Sud-Ouest
On l'y retrouve tel qu'en lui-même, et ça fait du bien juste avant Seignosse !
Comment avez-vous passé ces trois mois après les élections ?
François Bayrou.
La session parlementaire a duré jusqu'à la fin du mois de juillet. Ensuite, j'ai passé le mois d'août en famille, à la maison. J'ai marché, fait du vélo, j'ai nagé, j'ai lu, réfléchi et écrit. Il fallait revenir sur l'année, à la fois formidable et rude, qui a été celle de ces élections, mais aussi réfléchir à l'avenir, parce que obtenir près de 20 % des voix, cela crée aussi des devoirs.
Avez-vous été « sonné » ?
Ce sont des événements qu'il faut absorber humainement plus encore que politiquement. Cette immense vague d'amitié et de confiance qui fait que 7 millions de personnes vous choisissent pour être leur président. Et après, cette ambiance de ralliement, parfois de reniement, qui fait qu'alors que les citoyens y ont tellement cru, certains élus n'ont rien de plus pressé à faire que de courir au nouveau pouvoir. Ces moments, il faut y réfléchir pour en exclure toute amertume et en tirer le meilleur.
Le doute vous a-t-il atteint ?
Non. Je n'ai jamais douté du chemin et de ma responsabilité. Un électeur français doit-il n'avoir le choix qu'entre l'UMP et ses choix discutables et le Parti socialiste avec ce qu'il représente de décennies pesantes ? Je crois que le pluralisme est une richesse.
Regrettez-vous certaines phrases dures, notamment avec les médias comme TF1 ou les instituts de sondage ?
Je ne changerai pas un mot de ce que j'ai dit. Tout le monde voit bien que cette campagne s'est déroulée sur fond de connivence de certains médias pas tous avec au moins l'un des candidats. Mais il y a un temps pour le combat et un temps pour construire. L'Ecclésiaste dit qu'il y a un temps pour lancer des pierres et un temps pour les ramasser et construire (sourire).
Vous allez rendre visite à Nicolas Sarkozy ce matin. Qu'allez-vous lui dire juste avant le forum démocrate de Seignosse ?
Il m'a invité sans ordre du jour. J'ai toujours considéré que lorsque le président de la République demande à rencontrer le leader d'une formation politique, c'est du devoir de ce dernier d'y aller de manière constructive. Il y a tout à gagner à ce qu'on puisse lui exprimer un jugement libre sur l'état du pays. J'ai été en désaccord avec les premières mesures qu'il a prises et qui, à mon avis, vont peser lourd sur la France. Pour la première fois, au cours de cette campagne, l'opinion publique avait mesuré que nous avions un problème de déficit et de dépenses publiques. Les esprits étaient mûrs pour qu'on entame une politique sérieuse. Or, le choix de Nicolas Sarkozy a été de dépenser de l'argent qu'il n'avait pas pour faire des cadeaux aux plus favorisés des Français. Cela a constitué un mauvais signal pour l'opinion qui a cru qu'on pouvait dépenser. La croissance n'étant pas au rendez-vous, le recadrage sera d'autant plus difficile à proposer qu'on a fait ce choix initial.
Pourquoi êtes-vous resté silencieux ?
Quand un pouvoir s'installe, cela ne sert à rien de faire des commentaires. Les gens donnent leur confiance à ceux qu'ils ont élus, plus exactement ils la prêtent. Ils attendent de voir quelle est l'évolution de la réalité avant de formuler leur jugement.
Pourriez-vous accepter aujourd'hui une mission, un ministère ?
Nicolas Sarkozy accroche l'un après l'autre les dirigeants politiques, notamment socialistes, comme des trophées à son tableau de chasse. Je n'ai pas cette vocation-là. Je ne suis pas dans une perspective de ralliement. Je tiens ma ligne avec la conviction que c'est ce que les citoyens attendent de leurs élus.
La réduction du nombre de fonctionnaires n'est-elle pas une occasion de combler le déficit public ?
Il y a des administrations qui peuvent être efficaces avec moins de fonctionnaires. Ce que j'ai toujours contesté, c'est qu'on fasse porter l'effort d'abord sur le système éducatif. C'est un secteur clé pour la nation auquel il faut en premier lieu fixer des objectifs ambitieux pour obtenir enfin des générations d'élèves mieux formés dans les fondamentaux.
Sur les régimes spéciaux de retraite, vous avez surtout critiqué la méthode...
C'est Nicolas Sarkozy qui a « taclé » François Fillon, ce n'est pas moi. Sur le fond, il y a deux questions : comment financer les retraites sur le long terme et comment trouver un système juste ? Les régimes spéciaux devraient faire partie d'une mise à plat générale alors que François Fillon a dit qu'il voulait aligner les régimes spéciaux sur les fonctionnaires. Mais les métiers pénibles dans le privé, ne croyez-vous pas qu'ils mériteraient qu'on les traite mieux ? Le critère devrait être la pénibilité du travail, dans une réflexion générale sur les retraites.
Autant votre parcours a été remarqué à la présidentielle, autant l'absence d'alliances vous a ramené à la réalité lors des législatives ?
Si je m'étais rangé du côté des vainqueurs, des millions de Français auraient jugé que mes déclarations d'indépendance n'étaient que des paroles. Une fois l'indépendance trouvée et prouvée, il est tout à fait possible de nouer des alliances parce que personne ne doit avoir comme but de gouverner seul.
Pour les municipales, quelles alliances sont possibles ?
Mon objectif, c'est notre présence la plus large possible dans le plus grand nombre de villes et, évidemment, tout dépend dans ces villes de la situation locale. Il y a des villes où nous sommes déjà dans une majorité, et une majorité qui marche bien. Et il y a des villes qui méritent une gouvernance nouvelle. Notre ligne générale sera l'autonomie. Et ensuite, nous étudierons la situation ville par ville.
Est-il imaginable que vous puissiez aider Alain Juppé à Bordeaux, Gérard Collomb à Lyon, et, si oui, sera-ce lisible ?
N'allez pas plus vite que la musique ! Les élections locales sont faites pour avoir une bonne gestion locale. Mon idéal, ce sont des équipes où tous les grands courants d'une ville sont représentés. Je défendrai tant que je le pourrai l'idée de majorités locales ouvertes et de rassemblement.
A Pau, où vous serez candidat, vous allez vous ouvrir au PS comme à l'UMP ?
Si vous voulez me piéger et avoir aujourd'hui la réponse à la question de savoir si je serai candidat, vous allez vous casser les dents... Je suis libre de ma décision, même si beaucoup de gens m'en parlent et viennent me voir. Pau, c'est plus qu'une ville, c'est une capitale dans un pays qui a été indépendant durant des siècles. Et ce pays, c'est le mien. Il faut que les choses mûrissent et donner à la réflexion le temps nécessaire. "
11:45 Publié dans Mouvement Démocrate, Politique, Presse/Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, sarkozy, interview, sud-ouest, modem
11.09.2007
Rentrée médiatique pour François Bayrou
François Bayrou sera ce soir l'invité de Michel Denisot, hôte du Grand journal sur Canal+. Nul doute que les questions sur Seignosse et, plus loin, sur la création du MoDem vont pleuvoir !
10:15 Publié dans Mouvement Démocrate, Politique, Presse/Media | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : bayruo, denisot, canal+
10.09.2007
Marianne en campagne
J'ai acheté Marianne samedi, regardé le documentaire d'Ariel Nathan, Marianne en campagne et... n'y ai rien trouvé d'exceptionnel, en tout cas rien qui vaille qu'il ait finalement été refusé par les chaînes censées le diffuser.
En effet, qu'y apprend-on de fracassant ? Que toute la rédaction de Marianne n'était pas debout comme un seul homme derrière Bayrou ? On le savait déjà. Mais que la moitié des journalistes suivaient cette position ? On le savait aussi. Vraiment rien d'explosif, à mon avis, tout ce qui y est dit ayant paru, en temps voulu, dans l'hebdomadaire.
La question du refus de diffusion reste donc entière. A moins qu'ici comme pour le conseil des ministres transbahuté à Strasbourg, je n'aie manqué une information cruciale ?
MIP, toi qui avais rappelé la parution du doc, peut-être as-tu mieux compris, toi, pourquoi il aurait pu être "interdit d'antenne" ?
10:15 Publié dans Mouvement Démocrate, Politique, Presse/Media | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : marianne, campagne, kahn, bayrou, royal, sarkozy
31.08.2007
Petit sondage intéressant
Ce sondage montrera à ceux qui s'inquiètent de voir le président du MoDem s'exprimer aussi peu depuis quelques semaines que sa popularité, ainsi que celle du MoDem, ne sont pas en danger : en septembre, François Bayrou est la quatrième personnalité politique en qui les Français interrogé ont le plus confiance ; quant au MoDem (qui n'a pas encore d'existence légale, faut-il le rappeler !), il est le seul parti, hormis l'UMP, à bénéficier d'un différentiel positif d'opinions favorables et défavorables !
Encourageant, non, à la veille des journées démocrates de Seignosse et avant le congrès fondateur ?
12:15 Publié dans Mouvement Démocrate, Politique, Presse/Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sondage, figaro, popularité, bayrou, modem
13.06.2007
Qui pour succéder à Colombani ?
Suite à la réunion, lundi soir, du conseil de surveillance du Monde, deux candidats à la présidence du groupe restent en lice, les noms d'Alain Génestar et de Philippe Thureau-Dangin (directeur du Courrier International) semblant avoir suscité moins d'enthousiasme. Il s'agit de Pierre Jeantet (directeur général du groupe) et Bruno Patino (président du Monde Interactif et de Télérama).
Une nouvelle réunion doit avoir lieu vendredi, qui décidera probablement du "candidat officiel" qui sera ensuite présenté à l'approbation des autres instances dirigeantes du groupe, dont la Société des Rédacteurs.
12:13 Publié dans Presse/Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : colombani, le monde, patino, jeantet, genestar, thureau dangin
24.05.2007
Il fait comme tout le monde... mais ça se voit plus !
En "installant" le directeur adjoint de sa campagne présidentielle, Laurent Solly, parmi les tout premiers postes exécutifs de la chaîne de télévision de Martin Bouygues, TF1, Nicolas Sarkozy opère un "reclassement" qui peut paraître habituel au lendemain d'une échéance électorale : tant d'autres l'ont fait avant lui !
Là où la donne change quelque peu, c'est que cela se fait au grand jour, voire à renforts de trompette annonçant, outre cette entrée de Solly à TF1, l'arrivée dans les cercles les plus restreints du pouvoir (à l'Elysée et à Matignon) de deux journalistes en provenance du Figaro et du Point. Cela ressemble fort à un retour d'ascenseur !
Transparence ou cynisme ? Les syndicats de journalistes, mais aussi l'association Reporters sans Frontières, appellent à la vigilance et à la résistance face aux pressions dont Nicolas Sarkozy userait "plus que les autres", pratiques favorisées par ses accointances personnelles avec de grands patrons de la presse écrite et/ou de l'audiovisuel...
10:50 Publié dans Politique, Presse/Media | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, solly, TF1, lagardère, bouygues, media
23.05.2007
Tempête au "Monde"
Déjà ébranlée par les votes négatifs des personnels des magazines et des quotidiens régionaux du groupe Le Monde, la candidature unique à sa propre succession de Jean-Marie Colombani a vu hier s'effondrer ses derniers soutiens, puisque la SRM (Société des Rédacteurs du Monde, qui dispose d'un droit de veto sur les nominations à la tête du groupe) ne lui a accordé sa confiance qu'à un peu moins de 49%, là où il en aurait fallu 60% pour valider la poursuite de la stratégie voulue par l'homme de "l'impératif démocratique" de l'avant-premier tour de la présidentielle (dans un édito, Colombani avait réduit aux deux seules candidatures de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy le choix qui se proposait à ses lecteurs...) et du "face-à-face PS/UMP" des législatives (un peu plus justifié par le mode de scrutin, il est vrai).
Si les hautes instances du groupe de presse font pour l'instant mine d'être prises au dépourvu (Alain Minc a notamment indiqué qu'il n'y avait pas de solution alternative à la réélection de Jean-Marie Colombani), le nom de Pierre Jeantet, numéro deux du groupe et ancien patron de Sud-Ouest, est néanmoins sur toutes les lèvres. Qui a dit qu'il n'y avait pas de plan B ?
10:34 Publié dans Presse/Media | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : colombani, le monde, minc, SRM