30.04.2008

Gothique Charpentier, de William Gaddis

Une maison, dans la campagne de l'Etat de New-York. Une femme, Elizabeth, entourée d'hommes qui l'appellent Liz, Beth, ou autre, selon qu'ils sont son mari, son frère, le propriétaire de la maison.

Une atmosphère pesante, due au huis-clos et aux batailles qu'on sent gronder, dans le monde extérieur. Batailles politiques, batailles religieuses, batailles économiques.

Des histoires de famille, elles aussi politiques et économiques.

Un roman tourbillonnant, notamment grâce au style très particulier de Gaddis, qui mêle discours et narration, ou plutôt dialogue et didascalies. Du reste, le roman s'articule autour de quelques actes, qui voient, inexorablement, le couple, la famille, et allégoriquement, l'âme de la nation, courir à leur perte.

Un choc, semblable à celui que j'ai ressenti lors de ma découverte de Faulkner avec Le bruit et la fureur. Décidément, ma famille littéraire est là, entre l'auteur de Sanctuaire et celui d'Outremonde. Gaddis entre dans mon univers familier.

29.04.2008

Gothique Charpentier, de William Gaddis

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Dans ce huis-clos au style original (les parties narratives sont mêlées aux dialogues sans séparation), William Gaddis, auteur d'oeuvre bien plus monumentales que celle-ci, brosse un portrait au vitriol des relations internationales des Etats-Unis, et plus particulièrement son rapport à l'Afrique. Les trois personnages centraux (Elizabeth, Paul et Mr McCandless) jouent imperturbablement leur rôle, mais la maison reste le seul point fixe : à l'intérieur rien ne bouge, toutes les nouvelles viennent de l'extérieur, un peu à l'image des huis-clos théâtraux. D'ailleurs, ce roman n'est pas sans me rappeler Les mains sales, de Jean-Paul Sartre.

Une lecture pas aisée, mais très enrichissante.