16.11.2007

Le conseil constitutionnel valide le recours aux tests ADN, avec réserves

Le conseil constutionnel, dans lequel Jacques Chirac, en tant qu'ancien président de la République, a fait son entrée, a rendu une décision jugée équilibrée concernant le recours aux tests ADN.

Il a en effet validé cette possibilité, mais en notant qu'il ne devait en aucun cas être utilisé pour limiter aux parents biologiques le regroupement familial, les enfants adoptés ayant tout à fait le droit au regroupement familial.

Les tests ADN ne devront être utilisés qu'en tout dernier recours, si les documents fournis, une fois vérifiés, ne permettent pas de s'assurer qu'aucun abus n'est en cours.

En revanche, la possibilité de constituer, par le biais de ces tests, des fichiers (à base ethnique) a été retoquée, car elle contrevient à l'article premier de la Constitution (La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.)

J'ai beau, moi aussi, trouver cette décision modérée, je continue à ressentir un certain malaise à l'idée qu'on va opérer des fouilles aussi intimes.

A lire : une note, excellente comme toujours sur les sujets de droit, sur le blog de Maître Eolas.

31.10.2007

Conseil des Ministres en Corse

Vous voulez savoir ce que j'en pense ? Eh bien relisez ma note sur l'escapade strasbourgeoise du gouvernement... Les propos de Christine Lagarde, qui estime à ce sujet que "cela n'a pas de coût de se rapprocher des Français" sont, au mieux, démagogues, au pire, idiots : en quoi le gouvernement se rapproche-t-il ainsi des Français ? Que je sache, le conseil ne s'est pas déroulé en place publique (vu le temps qui règne en Corse, cela aurait été amusant !), mais à huis clos, comme il sied à cet événement.

Encore une fois, je trouve que cela se résume à une dépense inutile...

07.09.2007

Franchement, quel intérêt ?

106a211833e55d4dfd23c30cac440321.jpgLe conseil des ministres s'est tenu aujourd'hui à Strasbourg. Nicolas Sarkozy s'en félicite, indique qu'il y a "rarement eu un conseil aussi créatif, aussi dynamique, aussi important".

Mais à part à avoir fait s'aérer, outre les ministres, leurs gardes du corps, les chefs de cabinet, enfin, tout l'entourage proche du gouvernement, quel intérêt ? Le Conseil aurait-il eu un ordre du jour différent s'il s'était tenu à Paris ?

Si vous trouvez que c'était une bonne idée, expliquez-moi pourquoi : j'ai dû passer à côté de quelque chose...