19.05.2007

L'inauguration de la statue du géant Isoré

medium_IMG_2882.JPGCe matin a eu lieu, comme prévu, l'inauguration de la statue d'Isoré, accrochée à la façade de l'école de la Tombe-Issoire.

Vous trouverez quelques photos de ce premier événement de campagne pour Danièle Auffray dans l'album dédié, dans la colonne de droite de cette page.

Bon visionnage !

18.05.2007

Danièle Auffray en campagne

Laurent Haddad, suppléant de la candidate du Mouvement Démocrate dans la 10ème circonscription de Paris, indique aujourd'hui que Danièle Auffray et lui-même seront présents, demain samedi 19 mai, à l'inauguration de la statue du géant Isauré qui se tiendra au 12/14 rue d'Alésia.

Cette statue est la réalisation d'une idée d'un groupe scolaire, financée par trois conseils de quartier du 14ème arrondissement : Montsouris, Mouton-Duvernet, Porte d'Orléans/Jean Moulin.

Cet événement sera l'occasion de rencontrer la candidate, et de lui montrer notre soutien !

Militants MD, venez nombreux !

17.05.2007

Déception

Si je suis déçu, ce soir, c'est à plusieurs titres : d'abord, je suis déçu pour Quitterie, à qui l'UDF-MD de Paris a fait savoir qu'elle ne serait pas la candidate investie pour les élections législatives qui approchent. Par ses combats des derniers mois, elle méritait pourtant de courir sous les couleurs du MD dont elle a su défendre avec pugnacité la raison d'être. Courage ! de meilleurs temps viendront.

Du coup, je suis déçu, ou plutôt dans l'expectative, pour une autre raison : cette pratique, exactement semblable à celles qui ont cours dans d'autres partis et avaient cours également à l'UDF, sera-t-elle également celle du MD ? Si c'est comme ça qu'on veut changer la politique, on est bien barrés... Certains parlent déjà de créer un "courant" à l'intérieur du MD, celui des "Jeunes libres", du nom du blog de Quitterie...

Je comprends les exigences d'un scrutin où la renommée locale d'un candidat peut emporter le vote, mais je reste choqué par le "manque de reconnaissance". A moins qu'on ne fasse ainsi payer à Quitterie le fait qu'elle se soit ouvertement prononcée pour Ségolène Royal entre les deux tours de l'élection présidentielle ?

Evidemment, je souhaite la victoire du MD dans ma circonscription, et j'ai donc indiqué à Laurent Haddad, qui sera le suppléant de l'élue apparentée Verts Danièle Auffray, qu'il pouvait compter sur moi... mais je ne suis pas sûr de retrouver, dans cette équipe, l'ambiance entraînante qui règne autour de Quitterie, et qui m'avait décidé à m'engager à ses côtés.

J'espère que Quitterie saura dépasser cette grande déception, et qu'elle continuera à se battre avec la même vigueur pour l'avenir du MD !

15.05.2007

Sarkozy joue-t-il vraiment l'ouverture ?

medium_sarkozy1bu8.jpgAlors que les discussions fleurissent, qu'elles semblent toucher l'ensemble de l'échiquier politique, le visage du futur gouvernement (dont il fait très peu de doutes désormais qu'il sera emmené par François Fillon) reste très flou.

C'est que Nicolas Sarkozy, s'il veut satisfaire à ses promesses électorales, a une partie serrée à jouer. A vouloir à la fois réunir un gouvernement ramassé, paritaire entre homme et femmes et ouvert politiquement, il devrait être amené à faire de nombreux mécontents... et à semer la zizanie un peu partout.

D'où ma question, posée en titre de cette courte note : la volonté affichée par notre président élu d'ouvrir son gouvernement, y compris à la gauche puisque le nom de Bernard Kouchner revient avec insistance, est-elle franche, ou n'est-elle qu'une "mesure" cosmétique, destinée avant tout à brouiller le jeu en se posant, comme il l'avait du reste fait au soir de son élection, comme rassembleur, reprenant ainsi à son compte la ligne de pensée de François Bayrou, mais, à mon avis, en la dévoyant ?

Je fais en effet le pari que le but de Sarkozy, bien plus que de faire travailler ensemble différents courants politiques pour le bien du pays, est d'attirer à lui des personnalités de divers partis pour mieux soit les étouffer (comme il tente si visiblement de le faire avec le MD), soit les mettre en porte-à-faux. Il aurait ainsi beau jeu de critiquer toute opposition du PS par la suite si Kouchner acceptait un portefeuille : "Eh bien quoi ? Vous n'êtes pas d'accord ? Mais l'un des vôtres me suit..."

Pieds et poings liés, d'accord, mais il le suivrait en effet ! ;o)

09.05.2007

Apéro démocrate !

Quitterie Delmas nous invite de nouveau à nous réunir, jeunes Démocrates ! Ce sera demain jeudi, à 20h00, au café Margeride sur la place d'Italie, dans le 13ème arrondissement !

Nous y discuterons du deuxième tour, de la campagne des législatives qui s'est ouverte, et bien sûr de la création du Mouvement Démocrate, après la réunion, dans la journée, du Conseil national à la Mutualité.

07.05.2007

Le discours de François Bayrou, hier soir

medium_bayrou-portrait-big.jpg 

Suite à la proclamation des résultats du second tour, François Bayrou a prononcé l'allocution suivante :

 "La démocratie, ce n'est pas seulement l'affaire des vainqueurs" a déclaré François Bayrou après l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy. Ceux qui ont gagné et ceux qui n'ont pas gagné "sont coresponsables de l'avenir du pays". Toutes les forces politiques "vont devoir apprendre à travailler ensemble" a-t-il ajouté. François Bayrou a annoncé que sa nouvelle formation, le Mouvement démocrate, prendra toute sa part dans la reconstruction et la rénovation de la vie politique : "les démocrates seront des rénovateurs et des rassembleurs".

"Nicolas Sarkozy est élu président de la République. La campagne électorale nous a souvent opposés. Mais je veux lui adresser mes félicitations et mes vœux de citoyen pour son mandat. Et ces vœux sont en même temps des vœux pour la France.

Je pense à ceux, autour de lui, qui se réjouissent ce soir, en pensant qu’un grand pas a été fait pour eux et pour leur pays. Je souhaite de toutes mes forces qu’ils aient raison.

Mais nombreux aussi sont ceux qui sont déçus et inquiets et ceux-là je ne les oublie pas.

La campagne électorale a été le temps des promesses. Mais la situation du pays est telle que les réalités vont reprendre le dessus. C’est un pays fragile, c’est un pays fracturé, c’est un pays endetté.

Pour se réparer, notre pays a besoin d’être considéré. La France a besoin de redevenir une démocratie, où tout le monde est entendu et où tout le monde est respecté. C’est à ce prix qu’est notre unité nationale.

Et la première loi de la démocratie, c’est que tout pouvoir doit avoir son contre-pouvoir. Personne ne doit avoir le pouvoir tout seul. Je ne ménagerai aucun effort pour faire naître des contre-pouvoirs libres, indépendants, constructifs.

Trop de choses vont se jouer pour l’avenir, qui touchent au social, qui touchent à l’économie, qui touchent à l’unité nationale, pour que le même pouvoir ait tous les leviers de commande entre les mains.

Je le dis à Nicolas Sarkozy : le pouvoir absolu, cela paraît être un confort, on peut décider ce qu’on veut, il n’y a personne pour s’y opposer, mais cela c’est l’apparence. Car il n’y a personne pour vous empêcher de vous tromper. C’est pourquoi quand le pouvoir absolu se trompe il se trompe absolument, et c’est tout le pays, toutes les familles, qui paient l’addition.

Il faut équilibrer le pouvoir. C’est cela l’enjeu des élections législatives. La France donne le pouvoir, oui, elle le donne nettement, mais elle ne doit pas donner tout entier sans aucun équilibre.

En même temps, la démarche de ces contre-pouvoirs doit être constructive.

Chaque fois que le président de la République et son gouvernement proposeront quelque chose de bien, quelque chose qui va dans le bon sens, nous le soutiendrons. Dans ces circonstances, nous voterons oui et nous nous engagerons. Nous serons constructifs et positifs.

Mais nous serons vigilants. Chaque fois que nous percevrons un risque, nous le dirons de la même manière et nous exercerons ainsi un devoir d’alerte.

Cela exige, pour le bien de la France, de sortir du camp contre camp. On ne peut pas faire la politique de l’avenir en étant pour les uns toujours pour et pour les autres toujours contre. Je suis persuadé qu’il y a des gens de qualité d’un côté et de l’autre et qu’il faut en tenir compte pour une nouvelle approche républicaine.

Dans notre vie politique, toutes les forces politiques de gauche, de droite et du centre vont devoir bouger, vont devoir changer, et apprendre à travailler ensemble plus souvent que les unes contre les autres. Pour ma part, je ne cesserai de travailler à ce changement.

Dès cette semaine, je proposerai de lancer un nouveau mouvement, le mouvement démocrate, qui permettra à tous ceux qui veulent renouveler ainsi la politique, ses mœurs et ses pratiques, la reconstruire et la rénover, de se retrouver et d’agir ensemble.

Les démocrates défendront les libertés publiques. Ils exigeront que l’on dise la vérité aux Français. Ils défendront du même mouvement la modernisation de l’économie, son énergie créatrice, et la justice sociale. Les démocrates défendront l’éducation et la recherche. Ils garantiront la défense de notre patrimoine écologique et climatique. Ils se comporteront en constructeurs d’Europe. Les démocrates seront des novateurs et des rassembleurs.

Je ne veux pas finir sans avoir un mot pour Ségolène Royal, et les autres candidats malchanceux, et tous ceux qui se sont battus pour elles et pour eux. Je connais l’amertume des soirs d’insuccès. Mais je veux leur dire ceci : la démocratie, ce n’est pas seulement l’affaire des vainqueurs ; ceux qui n’ont pas gagné ont aussi leur rôle à jouer dans la modernisation et dans l’équilibre de la France.

En vérité celui qui a gagné, et ceux qui n’ont pas gagné, même s’ils ne le savent pas, ils sont coresponsables de l’avenir du pays.

Nous avons un grand pays en charge, une grande histoire, un grand peuple. Nous devons à ce peuple de conjuguer nos forces pour préparer son avenir.

Je vous remercie."
Le site de campagne de François Bayrou permet d'ores et déjà de remplir un formulaire de pré-adhésion au Mouvement Démocrate, en attendant sa constitution au cours de la journée de jeudi.

Petit bonjour de la France d'après

La victoire du président élu est large (53,06% contre 46,94% à Ségolène Royal), et la soirée a été très calme. Pour moi en tout cas ; à part quelques heurts, il semblerait qu'elle l'ait également été partout en France ou presque. Les annonces de flambées de violence en cas d'élection de Sarkozy n'auront donc été qu'un pétard mouillé. Tant mieux. Il y a mieux à faire, pour s'opposer, que de casser.

J'ai beaucoup entendu, hier soir, les mots de "révolution conservatrice". Je les trouve justes. C'est une spécificité française, je crois, que de se replier sur elle-même quand elle a le sentiment que les choses ne vont pas bien. C'est dommage, mais c'est ainsi.

Le combat, maintenant, c'est d'éviter le raz-de-marée UMP à l'Assemblée Nationale. Il faut au moins qu'on ait la possibilité d'arbitrer la partie qui va se dérouler à partir de maintenant.

Quitterie, je te soutiendrai de toutes mes forces, au sein du Mouvement Démocrate qui va naître ce jeudi !

05.05.2007

Le Mouvement Démocrate est en marche

Et voilà ! Après une campagne de premier tour fort bien menée - merci à Marielle de Sarnez - et un entre-deux tours assez riche en rebondissement entre l'annonce par François Bayrou de la création d'un nouveau parti démocrate avant les élections législatives, la controverse sur l'organisation du débat entre FB et Ségolène Royal, la tenue de ce débat, ou plutôt de cette discussion, qui a permis de mettre en lumière tant les points d'accord que les divergences de ces deux adversaires du premier tour, puis le rendez-vous "officiel" entre les deux candidats de second tour, nous voici à la veille du scrutin dont sortira le nom du nouveau président de la République.

 J'utilise le masculin à dessein, tant j'imagine mal Ségolène Royal refaire son retard sur Nicolas Sarkozy... Le débat qui les a opposés mercredi soir, s'il a effectivement permis à la candidate socialiste de prouver qu'elle avait sa place à ce niveau de la vie politique, a néanmoins, pour moi qui n'avais, avant le premier tour de cette élection présidentielle (et exception faite du deuxième tour de celle de 2002), voté qu'à gauche, montré les limites d'un programme keynésien dans la situation actuelle. J'ai longtemps cru aux vertus de l'Etat-providence ; je ne reviens certes pas sur ma conviction profonde qu'il faut que l'Etat sache se montrer protecteur vis-à-vis des plus faibles (surtout en ces temps de difficultés économiques), mais je pense aussi que tout un chacun doit savoir qu'il/elle peut AUSSI être responsable de sa vie, de ce qu'il/elle en fait.

 C'est ce juste milieu que je veux défendre. C'est l'expression de cette volonté que j'ai vue dans la posture et le programme de François Bayrou. C'est ce qui a fait que, pour la première fois de ma vie, je me suis engagé en politique. Oh ! à mon petit niveau : je me suis, pour l'instant, contenté d'aider l'équipe de campagne de ma circonscription (la dixième de Paris, menée par Quitterie Delmas - candidate MD aux élections législatives de juin et dont vous pourrez visiter le blog, Les Jeunes Libres - et Virginie Vautier ) et d'adhérer à l'UDF.

  Dans quelques jours, le Mouvement Démocrate sera officiellement né. J'y compte m'y battre pour la France. De toutes mes forces.