04.07.2008
D'aucuns font mine de s'offusquer...
J'ai entendu ce matin les réactions outrées de Jean-Pierre Raffarin et François Fillon suite aux propos - fort peu diplomatiques il est vrai - de Ségolène Royal, qui disait, pour le moins, son agacement face à la possible récupération politique par notre président bien-aimé de la libération des otages des FARC.
Tout à trac, je dirais que j'ai beaucoup de mal à discerner quel avancée Nicolas Sarkozy a permis dans cette affaire. Il s'était proposé comme médiateur, ce que n'avaient a priori pas refusé les FARC - et encore, mes souvenirs en la matière ne sont plus complètement nets - mais, que je sache, cette médiation n'a pas eu lieu, et c'est bien une opération militaire, très rondement menée et sans bavure, qui a mené à l'issue positive qu'on sait.
Si quelqu'un peut se féliciter, à la limite, c'est George Bush, puisque les Etats-Unis sont un grand soutien de la Force Omega dont la seule mission, depuis dix ans, est de poursuivre et éliminer les FARC...
Cette politique-là me dégoûte un peu...
13:40 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : srakozy, bétancourt, otage, libération, royal, raffarin, fillon
10.09.2007
Marianne en campagne
J'ai acheté Marianne samedi, regardé le documentaire d'Ariel Nathan, Marianne en campagne et... n'y ai rien trouvé d'exceptionnel, en tout cas rien qui vaille qu'il ait finalement été refusé par les chaînes censées le diffuser.
En effet, qu'y apprend-on de fracassant ? Que toute la rédaction de Marianne n'était pas debout comme un seul homme derrière Bayrou ? On le savait déjà. Mais que la moitié des journalistes suivaient cette position ? On le savait aussi. Vraiment rien d'explosif, à mon avis, tout ce qui y est dit ayant paru, en temps voulu, dans l'hebdomadaire.
La question du refus de diffusion reste donc entière. A moins qu'ici comme pour le conseil des ministres transbahuté à Strasbourg, je n'aie manqué une information cruciale ?
MIP, toi qui avais rappelé la parution du doc, peut-être as-tu mieux compris, toi, pourquoi il aurait pu être "interdit d'antenne" ?
10:15 Publié dans Mouvement Démocrate, Politique, Presse/Media | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : marianne, campagne, kahn, bayrou, royal, sarkozy
07.05.2007
Petit bonjour de la France d'après
La victoire du président élu est large (53,06% contre 46,94% à Ségolène Royal), et la soirée a été très calme. Pour moi en tout cas ; à part quelques heurts, il semblerait qu'elle l'ait également été partout en France ou presque. Les annonces de flambées de violence en cas d'élection de Sarkozy n'auront donc été qu'un pétard mouillé. Tant mieux. Il y a mieux à faire, pour s'opposer, que de casser.
J'ai beaucoup entendu, hier soir, les mots de "révolution conservatrice". Je les trouve justes. C'est une spécificité française, je crois, que de se replier sur elle-même quand elle a le sentiment que les choses ne vont pas bien. C'est dommage, mais c'est ainsi.
Le combat, maintenant, c'est d'éviter le raz-de-marée UMP à l'Assemblée Nationale. Il faut au moins qu'on ait la possibilité d'arbitrer la partie qui va se dérouler à partir de maintenant.
Quitterie, je te soutiendrai de toutes mes forces, au sein du Mouvement Démocrate qui va naître ce jeudi !
08:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, Mouvement Démocrate, UMP, Assemblée Nationale
06.05.2007
Sans surprise
Il y a maintenant une heure qu'on le sait : notre président élu s'appelle Nicolas Sarkozy. Sa victoire est large, et d'autant plus légitime que la participation a une fois de plus été très importante.
Pas beaucoup de commentaires à faire, sinon que j'ai apprécié les premiers mots de François Bayrou. Jean-Louis Bourlanges vient de semer la confusion en appelant à un ralliement de l'UDF à la majorité présidentielle... J'ai mal compris ou Bayrou n'a pas voté Sarkozy ?
Demain commence la campagne des législatives. On retourne sur le terrain !
21:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, présidentielle, participation, Bayrou, Bourlanges
Participation en hausse à la mi-journée
La bonne nouvelle de cette mi-journée c'est que les électeurs se sont une nouvelle fois déplacés en masse. Le taux de participation est de 34,11% à 12h00, le deuxième plus fort pour un second tour à ce moment de la journée après celui de 1974.
Cela présage-t-il d'une participation record sur l'ensemble de la journée, ou les Français ont-ils simplement décalé au début de la journée leur déplacement vers les bureaux de vote. Si le taux devait s'avérer exceptionnel à la clôture des bureaux de vote, on pourrait réellement s'enthousiasmer pour un regain d'intérêt des Français pour la vie politique.
Quelque bons qu'aient été les chiffres du premier tour dans ce domaine, on ne peut s'empêcher de penser qu'ils ont autant été générés par une mauvaise conscience suite au premier tour des présidentielles de 2002, qui avait vu Jean-Marie Le Pen accéder au tête-à-tête décisif que par un réel regain d'intérêt pour la chose politique. Mais aujourd'hui ? Le déplacement en masse vers les urnes correspond-il à une crainte similaire, dirigée cette fois-ci vers Nicolas Sarkozy ? On le saura ce soir... en jugeant à l'aune des derniers sondages, qui le donnaient largement vainqueur.
Une chose est sûre, si la participation se maintient à son niveau de la mi-journée, l'élu(e) en sera légitimé(e). En attendant les troisième et quatrième tours que constitueront les prochaines élections législatives.
14:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, présidentielle, participation
05.05.2007
Que voter demain ?
Comme beaucoup, je me suis posé la question pendant un moment... et ma décision a fait quelques allers-retours avant de se fixer.
Avant le premier tour je m'étais déterminé une stratégie que je pensais immuable, pour le cas où François Bayrou ne serait pas au deuxième tour. Aucun des programmes des autres candidats susceptibles d'accéder au second tour ne m'emballait : trop d'Etat dans celui de Royal, trop de sécuritaire dans celui de Sarkozy - Le Pen étant, évidemment pour qui me connaît, éliminé de mes considérations. Je m'étais donc dit, "c'est très simple : si Le Pen est au second tour, je vote pour son adversaire, qui que ce soit, si Sarkozy est opposé à Royal je vote blanc".
Le soir du premier tour, tout était donc clair comme de l'eau de roche : j'allais me déplacer pour ne rien mettre dans l'enveloppe bleue. Oui mais voilà : la déferlante de ralliements des parlementaires UDF à Sarkozy (je les comprends, les pauvres, ils ont été élus grâce à l'UMP, ils doivent, au mieux avoir quelques scrupules à "trahir" leurs électeurs, au pire avoir très peur de l'attitude de Sarkozy pendant la campagne des législatives), les prises de position des uns, des unes et des autres en faveur de Royal pour "faire barrage" à Sarkozy, tout cela m'a amené à réfléchir sur le sens de mon vote blanc.
J'ai donc évolué, au gré des jours, entre blanc et Royal. La discussion entre François Bayrou et elle a commencé à enfoncer un coin dans l'idée qui commençait à germer en moi de voter pour celle qui m'apparaissait comme la moins pire des deux, celle avec qui il serait du moins possible de discuter... et le débat entre Sarkozy et Royal a fait voler en éclats ce qui, à un moment donné, ressemblait très fort à une résolution.
Je l'ai trouvée très mauvaise - comme une large majorité des Français, d'ailleurs - envoyant ses idées (souvent floues, d'ailleurs) par paquets dont on ne parvenait pas à clairement discerner l'important de l'accessoire. Je suis bien obligé de dire que j'ai trouvé Sarkozy autrement convaincant, dans la forme, même si je rejette beaucoup (pas toutes) de ses idées.
Je voterai blanc demain ; comme le dit Nicolas Vinci, je serai un albovotant ! Croyez-moi, quand on n'a, avant ce premier tour, jamais voté qu'à gauche quand on avait le choix de le faire, ça n'est pas une position si facile à défendre face aux arguments-massues "Tu fais le jeu de Sarkozy !" ou "Tu te défausses au moment où on te demande de faire un choix entre deux visions opposées de la France !".
En conscience, je ne veux ni de Ségolène Royal, ni de Nicolas Sarkozy comme président(e) de la République.
Demain, j'userai de mon droit à dire qu'aucun des deux systèmes, aucun des deux modèles qui nous sont encore proposés ne me conviennent.
Et je le dirai encore plus fort les 10 et 17 juin.
15:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Blanc, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Royal, Sarkozy, Second tour