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30.04.2008

Gothique Charpentier, de William Gaddis

Une maison, dans la campagne de l'Etat de New-York. Une femme, Elizabeth, entourée d'hommes qui l'appellent Liz, Beth, ou autre, selon qu'ils sont son mari, son frère, le propriétaire de la maison.

Une atmosphère pesante, due au huis-clos et aux batailles qu'on sent gronder, dans le monde extérieur. Batailles politiques, batailles religieuses, batailles économiques.

Des histoires de famille, elles aussi politiques et économiques.

Un roman tourbillonnant, notamment grâce au style très particulier de Gaddis, qui mêle discours et narration, ou plutôt dialogue et didascalies. Du reste, le roman s'articule autour de quelques actes, qui voient, inexorablement, le couple, la famille, et allégoriquement, l'âme de la nation, courir à leur perte.

Un choc, semblable à celui que j'ai ressenti lors de ma découverte de Faulkner avec Le bruit et la fureur. Décidément, ma famille littéraire est là, entre l'auteur de Sanctuaire et celui d'Outremonde. Gaddis entre dans mon univers familier.

Crimes à Oxford, d'Alex de la Iglesia

797517230.jpgUn jeune thésard américain en mathématiques, Martin, débarque à Oxford avec dans la tête l'idée de demander à l'un des plus grands professeurs de l'université, Arthur Seldom, de le diriger dans sa recherche. Il a trouvé à louer une chambre chez une vieille dame et sa fille, jeune mais aigrie par les années de soins prodigués à sa mère malade et la mise de côté de sa propre vie. La vieille dame en question se trouve être la veuve du mentor du professeur convoité par le jeune homme.

Pour se faire remarquer, Martin assiste à l'une des conférences de Seldom et s'y exprime ; la rebuffade qu'il essuie le décourage et il décide de tout abandonner. Au seuil de la maison, où il est retourné pour faire ses bagages, il tombe sur... Seldom, qui lui dit être venu rendre visite à une vieille amie. Ils entrent tous deux dans la maison, et découvrent le cadavre de la malade. Il y a des traces de lutte, et le meurtre ne fait aucun doute.

Aux policiers qui les interrogent, Seldom avoue qu'il s'attendait à trouver le corps. Plus exactement, qu'il s'attendait à ce que quelque chose se soit passé dans la maison : il venait de recevoir un message écrit composé d'un cercle parfait tracé à main levée et de l'adresse. Seldom a peur que ce symbole ne soit le signe que le meurtre ne soit que le premier d'une série...

Je suis sceptique. Est-ce le scénario, ou plus exactement l'adaptation (puisque le roman dont est tiré ce film, Mathématique du crime, est de Guillermo Martinez), qui pèche, ou l'histoire elle-même, c'est-à-dire le roman ? Evidemment, je ne pourrai en décider qu'après lecture. Pour l'instant, je reste donc sur ma faim.

Malgré une intrigue après tout pas mal tournée (quoique paraissant, sous sa forme cinématographique, d'une texture un peu ténue), j'ai eu du mal à me passionner vraiment pour les aventures de ces deux hommes à la poursuite du "tueur mathématicien". On est loin, dans le style "habillage intellectuel du crime", d'un Nom de la rose et même - à la limite parce que je n'ai pas particulièrement apprécié le film de Fincher - d'un Se7en... Les personnages manquent cruellement d'existence, la réalisation est somme toute assez inégale (on voit bien, au début du film, qu'Iglesia s'amuse à faire un plan-séquence pour montrer qu'à Oxford, tout se passe au même moment, le mouvement de caméra est joli, mais artificiel).

Il aurait probablement fallu que le film dure beaucoup plus longtemps pour être véritablement intéressant. Peut-être. Verdict après lecture du roman.

Et puis, je suis désolé, mais maintenant, quand je vois Elijah Wood, je vois Frodon Sacquet !

Oscar Wilde and the Candlelight Murders, de Gyles Brandreth

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Roman policier d'un autre type, Oscar Wilde and the Candlelight Murders met en scène l'auteur dans un épisode fictif de son existence : l'enquête sur le meurtre d'un jeune prostitué chez lequel il se rendait.
Il sera aidé dans ses investigations par Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes. 

29.04.2008

Gothique Charpentier, de William Gaddis

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Dans ce huis-clos au style original (les parties narratives sont mêlées aux dialogues sans séparation), William Gaddis, auteur d'oeuvre bien plus monumentales que celle-ci, brosse un portrait au vitriol des relations internationales des Etats-Unis, et plus particulièrement son rapport à l'Afrique. Les trois personnages centraux (Elizabeth, Paul et Mr McCandless) jouent imperturbablement leur rôle, mais la maison reste le seul point fixe : à l'intérieur rien ne bouge, toutes les nouvelles viennent de l'extérieur, un peu à l'image des huis-clos théâtraux. D'ailleurs, ce roman n'est pas sans me rappeler Les mains sales, de Jean-Paul Sartre.

Une lecture pas aisée, mais très enrichissante.

Un court résumé de mes lectures des mois écoulés

Evidemment, au cours des mois passés, je ne me suis pas arrêté de lire, même si mon rythme a été très largement ralenti...

En vrac, et à peu près dans l'ordre chronologique, il y a eu :

Everything's Eventual / Tout est fatal, recueil de nouvelles de Stephen King

On the Road / Sur la route, de Jack Kerouac

The Jungle / La jungle, d'Upton Sinclair

Shutter Island, de Dennis Lehane

Travels With My Aunt / Voyages avec ma tante, de Graham Greene

 

28.04.2008

De retour !

Trois mois, un peu plus même, que je n'ai rien écrit ici... Il faut dire que le début d'année n'a pas été clément - c'est un doux euphémisme - et que j'ai eu bien d'autres choses à penser, que je n'avais pas envie de livrer à un blog.

Enfin, il faut désormais laisser la blessure se refermer, aider celles d'autres que moi à cicatriser, ça prendra du temps mais la vie reprend ses droits, petit à petit, dans tous ses aspects. J'ai juste vieilli (en plus j'ai pris un an en fin de semaine dernière), je suis encore plus lucide et déterminé qu'avant.

Il faut maintenant de l'énergie pour remettre en route ce qui a été laissé en plan, espérer que les travaux n'ont pas reculé, qu'ils se sont contentés de stagner, que je vais pouvoir les reprendre là où ils en étaient sans devoir refaire une partie du travail déjà accompli.

La semaine dernière, en congés, j'ai fait une petite cure de ciné ; j'espère désormais pouvoir reprendre mon rythme de lecture très ralenti ces derniers mois ; et j'aimerais aussi, bien sûr, renouer avec l'enthousiasme, l'excitation d'il y a un an, d'il y a six mois, d'il y a moins même encore, à la naissance du MoDem.

Allez ! Haut les coeurs ! Tout reviendra !

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